Un mariage hindou
Le week end dernier, j’étais invitée dans la famille de Jhoty pour assister à un mariage hindou!
Accompagnée par ses filles et leurs cousines, j’ai pu découvrir deux étapes importantes du mariage : « la cérémonie du safran » le samedi soir, et l’union des mariés le dimanche. Pour l’occasion, on m’avait prêté un beau sari noir! (à noter que le sari -qui est un vêtement magnifique- reste néanmoins à mon humble avis l’un des moins pratiques : je serais incapable de le mettre seule et mon gros défi de la journée de dimanche a même été de conduire avec!!).
Voici une série de photos, accompagnées de quelques explications pour vous faire partager cette chouette découverte :
La cérémonie du safran (samedi soir)
D’entrée, dès l’arrivée sous le chapiteau accolé à la maison, je suis frappée par plusieurs choses :
-le cadre, magnifique, décoré de tentures, de lumières, de guirlandes et de fleurs aux couleurs chatoyantes
-les tenues des femmes, superbes, brillantes et colorées
-la mariée, assise près de sa mère sur une estrade, qui parait extrêmement triste (c’est sa dernière nuit à la maison, ensuite elle partira vivre avec son époux et éventuellement sa belle-famille).
La cérémonie du safran va se dérouler sans le marié, qui fait à peu près la même chose de son côté, avec sa famille.
A noter qu’avant la cérémonie, nous avons mangé un très bon repas (là encore avec les doigts, je commence à prendre le coup de main!), composé de cari de gros pois, de banane, des brèdes, du giraumon… le tout accompagné de riz et de dholl puri (sorte de petites crêpes qui ressemblent à des faratas) : délicieux!
La mariée, toute vêtue de jaune, et sa mère arrivent, la cérémonie peut commencer! Le prêtre va longuement bénir différents objets (fleurs, timbales…) en compagnie des hommes de la famille. Les veuves ne participent pas au déroulement des différents rites, seules les femmes mariées pourront approcher la jeune fille et enduire son visage de « safran » (curcuma) comme le veut la tradition. Cette étape est une sorte de bénédiction : chaque membre de la famille va aller devant la mariée, lui tapoter les épaules et la tête avec un petit fagot de vétiver, puis la barbouiller de safran. On va également déposer des fleurs jaunes sur elle. La pauvre a pleuré pendant tout le rituel, tandis que sa maman essuyait les plus gros morceaux avec un mouchoir.
J’ai pris une photo au moment où Jhoty était auprès d’elles :
Deux vieilles femmes seulement chantent durant cette cérémonie. La fille de Jhoty, Dyvia, m’a expliqué que la jeune génération ne connaît pas vraiment les chants rituels, donc ce sont les personnes les plus âgées qui s’en chargent.
La soirée se termine par une fête avec musique et danse, tout le monde retrouve alors le sourire, à l’image de Jhoty!
L’union des mariés (dimanche)
A 14h, nous sommes prêtes pour la cérémonie!
(Je cache le visage des filles car elles sont mineures et le mien au cas où un élève passerait par là!!)
Après un bon riz briani, nous attendons le marié et sa famille, qui finissent par arriver au son des klaxons : ils sont chargés de cadeaux (fleurs, vêtements pour la mariée, bijoux, fruits…) mais tout sera béni avant d’être offert.
La cérémonie commence avec le marié seul sur l’estrade, accompagné par son beau-frère et deux prêtres : le sien et celui de la mariée. Le jeune homme est vêtu de rouge et de beige et porte une sorte de grosse toque sur la tête. Au bout de quelques minutes, sa promise sort de la maison sous un tissu brillant tenu par ses frères :
Les époux vont devoir suivre plusieurs rituels chargés de symboles :
-ils vont s’échanger un collier de fleurs de frangipaniers,
-après avoir noué un tissu à la robe de la mariée pour symboliser leur union, le jeune homme et sa femme vont tourner 7 fois autour du feu allumé sur scène (ce sont 7 promesses qu’ils se font : fidélité, respect, etc.),
-ils vont également se cacher sous un grand drap déployé au dessus d’eux : c’est là, à l’abri des regards, que le marié tracera le liserai orange sur la chevelure de sa femme, ce qui signifie qu’elle est désormais mariée :
-le marié va donner à son épouse un collier en or, le « mangalsutra » :
-tous deux vont enfin s’échanger leur bague :
La cérémonie s’achève par un beau jeté de fleurs sur les mariés (que je n’ai pas eu le temps de prendre en photo!!) Suivent ensuite quelques « jeux », comme celui où la famille de la mariée bloque l’entrée de la maison à son époux : il doit payer pour pouvoir entrer! (a priori, d’après ce que j’ai pu comprendre entre les rires et les moqueries, ce marié-ci n’avait pas été très généreux!!)
Réunis dans une pièce de la maison, les époux attendent ensuite que chaque membre de leur famille viennent les bénir en leur faisant manger une cuillère de riz au lait. Ils partiront enfin de la maison, accompagnés par les pleurs de tous…
Conclusion : Pour résumer, une très belle nouvelle expérience pour moi, dans une famille sympathique, où tout le monde a pris un peu de temps pour m’expliquer le déroulement de la cérémonie, en parlant doucement le créole ou en essayant d’utiliser le français! ![]()
Vacances à la Réunion : la montée du Piton des Neiges
Pour les vacances de Pâques, je suis partie découvrir l’île voisine, où j’ai retrouvé ma copine Anabelle, elle aussi de passage en terre française. Parmi les nombreuses visites et balades que nous avons pu faire, la plus marquante (et la plus éprouvante!!) restera sans doute pour nous la montée du Piton des Neiges, c’est pourquoi je tenais à dédier un article à ce sujet!
Cet ancien volcan désormais endormi regarde l’île de la Réunion du haut de ses 3070m. Pour accéder à son sommet, il faut parcourir environ 8km, tout en montée et en grande partie sous la forme de « marches d’escalier » (3487 pour être précise!). A la fin des marches, on arrive à un gîte, situé à 2400m d’altitude : nous avons choisi de dormir là et de faire les 600 derniers mètres à 4h du matin, à la lampe frontale, pour assister au lever du soleil.
Bon, tout d’abord il faut l’avouer, on savait que ça serait dur… mais clairement pas autant! Quand nous avions annoncé, tout sourire, à la femme de l’office de tourisme de Cilaos qu’on voulait monter le Piton, elle nous avait bien regardées de haut en bas et avait conclu avec un petit sourire : « bon, vous êtes jeunes et vous paraissez en bonne santé, vous devriez y arriver »… ça aurait sans doute dû nous mettre la puce à l’oreille! De même que les gens croisés sur le parking, équipés de bâtons, ou ceux, expérimentés, qui parlaient de leur ascension du Mont Blanc…
Si je devais résumer aujourd’hui en quelques mots mon vécu sur cette randonnée, je dirais que j’ai :
-beaucoup galéré lors de la montée et souvent cherché un second souffle à partir de 2000m d’altitude,
-bien souffert au niveau des jambes lors de la descente,
-fait une overdose de marches,
-cru perdre définitivement l’usage de mes genoux et d’une partie de mes poumons,
-réclamé plus d’une fois une corde pour me pendre…
Mais bon, malgré tout ça, l’arrivée au sommet pour le lever du soleil et le souvenir que j’en garde aujourd’hui sont vraiment une belle récompense et font que je ne peux pas regretter tous ces efforts!
Voici un petit résumé en images de ces 24h de périple!
11h : après 1h30 de route, nous sommes presque arrivées au lieu-dit « Le Bloc », à Cilaos (1300m d’altitude), point de départ de la randonnée :
Sac sur le dos, nous démarrons l’ascension. Très vite, nous découvrons que nous avons de sublimes points de vue sur le cirque :
Au bout d’un certain temps, nous arrivons dans les nuages. La montée des marches se poursuit…
Une étape durant notre ascension : « les cabanes », où l’on peut trouver de l’eau potable (on en a eu au retour, pas à l’aller) :
La végétation change encore… ici, on se croirait dans un décor à la Tim Burton :
Des marches, encore des marches…
…toujours des marches…
Et puis ça y est, les escaliers se terminent, nous arrivons à 2400m à proximité du gîte, il est 16h!
Rougaille saucisse, riz et courte nuit, puis nous repartons, frontale sur la tête à 4h du matin, pour les 600 derniers mètres de montée! La marche est difficile car elle s’effectue dans les scories du volcan, l’air est plus rare la respiration s’en ressent… et surtout il FAUT garder le rythme pour être au sommet avant le lever du soleil!!
Là-haut, nous ne sommes pas les seules, les quarante personnes du gîte sont aussi présentes, sans compter les quelques aventuriers qui ont dormi sous tente :
Tout n’est pas dégagé, mais en attendant un peu, on arrive à découvrir le paysage qui nous entoure. Et puis, à 6h30, le soleil se lève, j’oublie alors la fatigue et mes jambes douloureuses… le spectacle est magnifique :
On voit la mer et la côte est :
On aperçoit le cirque de Salazie :
Petite promenade sur la crête du Piton pour voir l’autre côté, il ne fait pas chaud, j’endure bien ma polaire (prêtée par Evelyne de la résidence Les Sables noirs!) et mon coupe-vent :
Pas de végétation tout en haut, juste de la roche :
Le décor est fascinant, j’aurais dû faire vulcanologue!
Il est désormais temps de redescendre le sentier caillouteux pour un bon petit déjeuner bien mérité au gîte!
On termine la descente par les escaliers… sous la pluie pour les deux dernières heures de marche :
A 12h30 nous sommes de retour au « Bloc », les genoux en vrac, trempées, fourbues… mais tellement heureuses et fières d’avoir réussi cette ascension!!
Quelques bestioles de l’Ile Momo!
Aujourd’hui, en ce début de vacances, j’avais envie de faire un petit article sur les bestioles (les jolies… et puis les bien moches aussi!
)
Pour commencer, il n’y a pas vraiment de gros animaux à l’Ile Maurice. Le plus célèbre, symbole du pays présent sur toutes les cartes postales, a disparu il y a plus de trois siècles : c’est le dodo (j’en ai d’ailleurs conservé un spécimen très rare dans ma bibliothèque!)
Les plus fréquents (et cela peut surprendre) ce ne sont pas les singes, les perroquets, les tortues, les serpents ou autres animaux exotiques que l’on pourrait imaginer trouver sous les tropiques en plein Océan Indien… non, ce sont tout simplement… les chats et les chiens!
Il y a par exemple l’adorable équipe des « poilus » de Virginie :
… d’autres plus cascadeurs :
… et puis tous ceux que l’on croise sur les bords des routes ou des chemins. On trouve hélas à Maurice, comme dans d’autres îles, le problème de la reproduction non contrôlée de ces animaux. Ici le gouvernement commence à se préoccuper de cette situation, mais il ne faut pas se leurrer, les chiens ramassés par le service vétérinaire sont le plus souvent piqués après quelques jours placés au centre…
Maurice est également connue pour ses cerfs, que l’on peut voir dans certains domaines réservés pour la chasse et qui ont été importés par les Hollandais. J’avais été assez surprise de trouver cet animal sous ces latitudes, mais en effet, j’avais pu en apercevoir en semi-liberté lors d’une balade au Morne.
Donc si on veut un peu d’exotisme mieux vaut se diriger vers des parcs animaliers comme Casela vers Tamarin ou La Vanille dans le sud de l’île, où l’on pourra voir tortues de terre, crocodiles, tigres et autres bêtes sauvages venues d’Afrique du Sud ou de Madagascar!
Néanmoins, il y a quand même à Momo quelques petits singes, des mangoustes qui traversent parfois rapidement la route, des chauves souris endémiques (ici prises au parc « La Vanille »… elles sont énormes et je me demande encore comment elles font pour avaler leurs morceaux de pomme la tête en bas!!) :
La nuit tombée, les tangs, une sorte de petit hérisson qui ne pique pas, font souvent leur apparition :
(ici la mascotte « Christiang » qui vient manger chaque soir le repas des chats de ma copine Adèle!)
Des petites musaraignes pointent également parfois leur museau dans l’appartement (heureusement, pas de rats pour le moment!).
Dans le jardin de ma résidence habitent une foule d’oiseaux de toutes les couleurs, qui chantent du matin jusqu’au soir. Les plus nombreux sont les « martins » avec leurs lunettes jaunes, mais il y a aussi les « cardinaux » bien rouges, curieux et assez gourmands, comme celui qui était venu observer mon assiette au restaurant Endémika :
J’aime aussi celui que j’ai baptisé « l’oiseau punk » à cause de sa huppe et que les gens appellent condé. J’ai pu tranquillement en photographier un avant-hier, il était trop affairé à dépenailler ma serpillière pour m’apercevoir!!
Comme partout, il y a les bestioles inoffensives et sympas, par exemple les énoooormes escargots et les lézards qui viennent dormir (et accessoirement laisser un petit caca…) sur les murs de la varangue…
Et enfin, il y a « les autres »…. Dans la catégorie des plus chiantes pénibles, notamment en cette période où il pleut un peu plus, c’est le moustique qui remporte la palme! A Momo, il ne véhicule pas le paludisme heureusement, mais on peut attraper la dengue ou le chikungunya selon les périodes d’épidémie.
J’ai remarqué que c’est en fin de journée que le moustique est le plus féroce : il vient rôder furtivement autour de la prof, trop occupée à corriger ses copies… et il est souvent bien trop tard quand celle-ci entend le léger bourdonnement aigu et désagréable à ses oreilles :
Contre le moustique, pas grand chose à faire : on peut porter des vêtements un peu couvrants, à manches longues et larges par exemple pour éviter les piqûres (pas évident quand il fait plus de 30°c…), des produits comme le 5 sur 5 ou l’Insect Ecran spécial tropiques sont efficaces mais restent très chimiques, de même que les serpentins à faire brûler sous la varangue… Bref, avec les moustiques, la meilleure technique reste encore de peaufiner son coup de tapette ou de raquette électrique!!
Dans la catégorie des insectes les-plus-moches-qui-font-peur-et-on-se-demande-bien-à-quoi-ils-peuvent-servir, je décerne sans hésiter le prix aux énormes cafards (« ravets » comme on les appelait en Guadeloupe) que j’ai pu trouver au début de mon installation dans l’appart (le logement n’avait pas été occupé pendant plusieurs mois) :
(Beurk!) Heureusement, je les ai souvent retrouvés comme ici, les pattes en l’air au petit matin, sans doute grâce à la « craie chinoise » qu’on m’avait conseillée de mettre dans les endroits stratégiques…
Autre truc que j’arrive désormais (à peu près) à gérer après une bonne respiration et une courte phase de « Oh mon dieu, elle est vraiment grosse celle-là! » : les araignées! Parce que celles qui débarquent parfois dans l’appart sont vraiment, vraiment… glurps…
Genre pour celle-là, j’étais tranquillement en train de pianoter sur l’ordinateur, j’ai tendu la main vers mon plateau-repas… et je l’ai vue apparaître sur la table, à 20 cm de moi… BRRRRR!!!!
Bon, pour le moment, j’ai plus vu d’oiseaux, de chiens et de chats que d’araignées et de cafards, donc ça va!! Mais je dois avouer que j’aurais quand même fait un véritable travail sur moi et ma peur de ces machins-là à Momo!!
Pour terminer, voici un drôle d’animal non identifié qui surveille ma terrasse depuis quelques mois du haut de son perchoir… je crois savoir qu’il a été installé là par ma dernière visiteuse… héhé
Un peu de douceur…
… malade depuis trois jours, je traîne ma misère entre le canapé, mon lit et mes copies. Heureusement, un peu de couleurs et de fraîcheur sont apparues grâce à Jhoty aujourd’hui :
Merci également à Virginie pour sa super bonne soupe et mes « gens » pour leurs coups de fil et leurs messages!
Petite rétrospective du mois de mars…
Comme vous l’aurez constaté, peu d’articles écrits ce mois-ci! La faute aux copies, aux réunions, à un stage, à la préparation du Brevet blanc… et puis aussi aux ptites soirées, aux balades, à la plage et à la piscine… Bref! Voici une petite rétrospective en images des « temps forts » de ces dernières semaines!!
27 février : montée du Pouce avec une équipe de collègues et d’amis hyper motivée! Le « Pouce » (c’est vrai qu’il en a un peu a forme) est l’un des sommets qui surplombe Maurice du hauts de ses 812m. Une marche un peu plus longue que celles que nous étions habitués à faire, rallongée par le fait que nous nous sommes trompés de chemin à mi-parcours!! Le must durant la montée : Virginie qui m’annonçait en direct par sms les résultats de la remise des oscars!!
Les champs de cannes, typiques du paysage mauriciens.
Vues durant la montée. La végétation change de celle du nord : ici, beaucoup de gingembres en fleurs et de goyaviers sauvages.
A droite, Port-Louis, à gauche, Pailles. C’est beau Momo vu d’en haut!
Le Pouce, lors du retour sur Port-Louis.
A l’entrée de Port-Louis, nous découvrons des cases en tôles, avec des petits jardins bien entretenus…
…ou des maisons en dur aux sonnettes pour le moins originales!!
Il fait au moins 35°c quand nous redescendons du Pouce vers 14h : pour la majorité des randonneurs, un réconfort s’impose!
Vendredi 9 mars : c’est la fête de l’indépendance à Maurice! A l’école, les élèves sont réunis dans le gymnase pour écouter le discours du principal, du représentant de l’ambassade de France mais aussi d’une célébrité mauricienne (une ancienne directrice de l’établissement), qui va lire le discours du premier ministre.
Les élèves écoutent avec attention les discours…
Le lever du drapeau par deux 3e, au son de l’hymne national mauricien chanté par les élèves !
Le soir, c’est ciné à thème en plein air chez Sam et Renaud! Depuis quelques mois, à chaque nouvelle lune pour avoir un peu de lumière, nous débarquons avec nos nattes et un plat typique du pays du film que nous allons regarder : ambiance et bon repas assurés!!
Ce soir-là, c’est soirée mexicaine en l’honneur du film « Trois enterrements »! Miam!
Le vidéoprojecteur est prêt, les spectateurs aussi!
Et puis en vrac… Un peu de plage :
Un stage de trois jours dans le centre de l’île :
Mais aussi ma machine à laver qui me joue le caramel en s’écrasant au sol au moment de essorage!!
Bref, un mois de mars bien rempli!
Embouteillages…
Cette semaine, je suis en stage dans le centre de l’île! J’apprécie cette coupure, la découverte d’un nouvel établissement, la rencontre avec des profs de tous les horizons de l’Océan Indien, l’échange de pratique… et aussi les trajets en taxi avec mes deux collègues, Selvi et Roumila! (oui, on prend un taxi pour faire les allers-retours, vous allez tout de suite découvrir pourquoi!!)
Je vous avais déjà raconté les situations improbables que l’on peut être amené à vivre sur les routes de l’Ile Maurice ici. Aujourd’hui, coincées dans les bouchons près de Moka, nous avons eu la drôle de sensation de ne pas être complètement à Momo, mais plutôt en Inde… ou en tout cas dans un endroit où le flux de véhicules n’était pas totalement organisé… vous voyez ce que je veux dire?
Non, la photo n’est pas prise depuis l’arrière du véhicule… mais de la place passager à l’avant!!
ça mériterait une question au code une situation comme celle-là!
La plage du jour! Grand Gaube
Le nord-est de l’île, un peu plus éloigné de l’animation de Grand-Baie, de ses bars et de ses plages, a un côté typique et Grand-Gaube en est un bel exemple. Cette petite ville aux rues parfois étroites, moins prise d’assaut par les touristes que d’autres dans le nord, ne possède pas de longues bandes de sable léchées par les vagues du lagon comme Mont-Choisy, mais de petites criques souvent bordées de filaos, qu’il faut savoir chercher à travers les fourrés et les rochers. C’est grâce à mes deux collègues et leurs enfants que j’ai pu découvrir l’un de ces petits coins tranquilles, où nous nous sommes baignés et avons pu profiter de la fin de l’après-midi.
Les plus : un endroit calme, car même si d’autres familles mauriciennes sont venues s’y baigner, nous avons été seuls la plupart du temps ; pas de caillou, ce qui est assez rare dans cet endroit de l’île ; de l’ombre en fin de journée ; quelques coquillages à ramasser sur la plage de l’autre petite crique juste à côté.
Seule sur la plage…
… avec ma copine Adèle bien sûr!
Après l’escalade de gros cailloux, voici l’autre crique, où j’ai pu ramasser quelques porcelaines (et accessoirement me déchirer un bout de la main en m’agrippant à des buissons épineux).
Les moins : l’accès à la plage se fait après une route assez défoncée (c’est fréquent ici, attention aux suspensions!!) et une courte marche à pied parmi les cailloux, des buissons qui piquent un peu… mais surtout après la vision d’une sorte de décharge dispersée aux pieds des arbres!! Il faut savoir que si notre crique était propre, c’est parce que mon collègue y avait déjà « fait le ménage » en ôtant bouteilles de soda, paquets de cigarettes et autres objets indésirables en pleine nature! (et encore il en a retrouvé de nouveau cette fois-ci…).
Bilan : une petite plage sur laquelle je serais ravie de reposer ma natte (façon de parler car je l’avais oubliée!!) : j’y ai aimé le calme et l’absence de caillou. Par contre, elle aura eu le mérite de nous montrer la réalité de l’environnement à Maurice : la plupart des personnes passent le week end à la plage, campent, viennent s’y baigner ou s’y promener et n’ont pas encore le réflexe de jeter leurs détritus à la poubelle. Et ça c’est bien dommage…
Réponse à la devinette « bestioles »
Tout d’abord, merci aux 20 personnes qui se sont prêtées au jeu! Entre la guêpe, la fourmi et l’escargot, 14 d’entre vous ont trouvé la bonne réponse à la devinette « Par rapport à la France, quelle bestiole fait le double de sa taille à l’Ile Maurice? » Je ne vous fais pas attendre plus longtemps, la voici en image :
Eh oui! Même si les guêpes d’ici ont une drôle d’allure (elles volent un peu penchées en avant, les pattes ballantes et sont d’un jaune-orangé assez vif) et même si les fourmis sont omniprésentes, les bestioles qui m’ont vraiment surprise, en tant que bourguignonne, sont les escargots : ils sont énoooormes!! (la main sur la photo appartient à un monsieur qui mesure à peu près 1m90!)
Comme en Guadeloupe, leur coquille a une forme qui ressemble un peu à celle d’un coquillage. Leur corps est bien foncé, presque noir, avec de bonnes grosses antennes. Ici les escargots ne sont pas appréciés, car en plus de dévorer facilement tout ce qui peut leur tomber sous la coquille, ils font de gros cacas sur les murs des maisons (avec ma voisine, on a même émis la théorie que les escargots mauriciens faisaient exprès de venir grimper sur les murs de nos varangues faire leurs cacas avant de repartir discrètement dans l’herbe du jardin!).
Vue leur taille, j’envisageais une exportation vers la Saône-et-Loire et Digoin pour la « Fête de l’escargot », mais il paraît qu’ils ne se mangent pas… une expatriée m’a dit qu’elle avait tenté d’en préparer et que le résultat s’était révélé très fade. Tant pis!
Un article orienté « bestioles et insectes de l’île Momo » est en cours d’élaboration, j’attends juste d’avoir davantage de photos (et j’espère que ça vous donnera toujours envie de venir!!!)
PS : une nouvelle devinette a été lancée, et cette fois, les réponses sont multiples!
L’alouda
Aujourd’hui, après une semaine placée sous le signe des conseils de classe, un petit article-réconfort « bouffe et boissons de l’île Momo » dédié à l’alouda!
Il y a quinze jours encore, je ne connaissais pas cette boisson typique de l’île Momo, et voilà que j’ai eu par hasard l’occasion d’en boire trois fois la semaine dernière, et de trois couleurs différentes en plus (verte, rose et blanche)!
Qu’est-ce donc que l’alouda? C’est une boisson sans alcool, lactée et sucrée, servie bien fraîche, assez bizarre au niveau de la texture quand on en goûte pour la première fois (on se retrouve avec des petits grains noirs et des lamelles fermes et transparentes dans la bouche dès la première gorgée!) mais très douce, avec un petit goût de vanille et d’amande bien agréable. En gros, d’aspect, ça donne ça :
Quand Jhoty m’en avait apporté une bouteille la semaine dernière, j’en avais profité pour lui demander tout ce qu’il y avait à l’intérieur (ça me paraissait assez « chargé » comme boisson!). Mais décrite en créole, la recette m’avait semblé assez obscure : j’avais réussi à comprendre l’idée du lait chauffé avec du sucre et de la vanille, du colorant si on le souhaite, par contre, le bâton de « mousse » râpé dedans et le « toucmaria » (les petites graines noires) ajouté en plus ne me disaient rien du tout!
Finalement, c’est ma collègue Roumila qui m’a expliqué la recette lors d’un « goûter de fin de vacances » chez elle : le bâton de la mousse est en fait une sorte de gélifiant d’origine naturelle, l’agar-agar. On en râpe des morceaux dans le lait aromatisé bien chaud, et on y ajoute des graines de toucmaria que l’on aura fait tremper à l’avance dans l’eau . Mes collègues et moi avons longtemps discuté pour trouver un équivalent connu à ces graines-là. Internet explique qu’il s’agit du plantain des Indes (mais quand on n’a jamais vu de plantain des indes, on n’est pas vraiment plus avancé!)… disons que ça ressemble un peu à du pavot!
Bilan personnel concernant l’alouda : je trouve ça très rafraîchissant, super bon, (même si au bout d’un moment je laisse un peu de côté les morceaux d’agar-agar) … et alors, avec un gâteau coco fait maison par Roumila… miam! C’est le top!!
« Et chez toi, il fait quel temps? »
Aujourd’hui, je m’apprête à casser le mythe « il fait toujours beau sous les tropiques »!
En effet, quand je discute sur skype ou facebook avec ma famille et mes amis, on me demande souvent le temps qu’il fait à Momo (surtout là en cette période hivernale).
Extraits de diverses conversations du mois de janvier :
MA MERE : « … sinon, on a allumé la cheminée en plus du chauffage, les animaux passent leur temps dans la maison, Moon (=mon chat) ne va quasiment plus dehors! Le Mich (=mon père) gratte la voiture les matins… et puis il y a un vent froid brrrr!
LA VOIX DU JURA : … oué sinon les tuyaux ont failli geler, ça fait trois jours que, quand je me lève le matin, il n’y a plus d’eau… il fait 3°c dans l’usine, 9°c dans l’appart. J’irais bien au ski quand j’aurais le temps.
MA CORRESPONDANTE DU CANADA : … aujourd’hui, j’ai pris ma première marche sans tuque ni mitaine! 10°c… »
… et au bout d’un moment, la fameuse question : « et chez toi, il fait quel temps? » (souvent suivie par : « Il doit faire beau/chaud? Tu t’es baignée aujourd’hui? Tu es allée à la mer? … »)
Ce à quoi je réponds assez régulièrement : « Ben là c’est l’été… c’est vrai qu’il fait super chaud. Dans le Nord en plus, on a peu de pluie par rapport au centre de l’île, mais souvent plus de 30°c, avec 80% d’humidité. Du coup, j’ai rarement autant transpiré de ma vie!! On a la peau moite, je prends deux douches par jour car l’eau de la piscine est chaude, la mer est à 28°c donc ça rafraîchit à peine… Avant les vacances, malgré les fenêtres ouvertes et les ventilateurs à fond, on étouffait en cours l’après-midi. »
Mais donc, aujourd’hui, à bas les clichés!
On a eu un temps gris et moche toute la journée : il a plu des litres, des seaux et des bassines d’eau (ça ne rigole pas quand il pleut ici!) ; j’ai été trempée en 10 secondes en sortant du Super U ; impossible de travailler sous la varangue car mes papiers devenaient tout mous à cause de l’humidité, et mon linge étendu ce matin n’est pas plus sec ce soir!


C’est ça aussi, la vie à l’Ile Maurice…
PS : je vous propose une nouvelle devinette dans la colonne de droite! Résultats dans une semaine si les conseils de classe m’en laissent le temps!










































































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